Michel Sapin sur le pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi: «nous souhaitons qu’il y ait des contreparties»

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Compétitivité

Michel Sapin était l’invité vendredi matin de la chaîne LCI. Le ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social  a commenté l’évacuation du squat de Notre-Dame-des-Landes, avant d’aborder la question du chômage, des contreparties au Pacte de compétitivité et enfin celle du sauvetage de Florange.

Notre-Dame-des-Landes: la loi doit être appliquée

Interrogé en premier lieu sur l’évacuation des squatters de Notre-Dame-des-Landes, Michel Sapin a expliqué:

Ce n’est pas une méthode musclée, c’est une méthode normale, dans un pays où les lois doivent être respectées […] Une fois que tous les recours sont terminés, la loi, doit être appliquée.

Du temps pour inverser la courbe du chômage

En cette fin de « semaine pour l’emploi », le ministre a également réagi aux chiffres du chômage pour le mois d’octobre qui tomberont mardi 27 novembre:

Je ne suis pas traficoteur de chiffres. Mais si on regarde les choses, c’est clair, ça continuera à être mauvais

Et d’expliquer que la situation est le fruit des actions menées il y a 17 mois, en conséquence de quoi « il faut du temps » pour ralentir et inverser la courbe du chômage. Michel Sapin a réexpliqué les outils au service de cette inversion: les emplois d’avenir, le contrat de génération, la sécurisation de l’emploi, la politique de compétitivité et la stabilisation de l’Europe.

Contreparties du Pacte de compétitivité: transparence et sécurisation de l’emploi

S’agissant du Pacte de compétitivité, Michel Sapin a réexpliqué les contreparties demandées aux entreprises:

On veut savoir et les salariés dans une entreprise, veulent savoir combien l’entreprise va toucher, si elle touche 20 000 euros, ils veulent savoir, qu’elle aura touché 20 000 euros. Et puis ils veulent dans l’autre colonne, savoir ce que l’entreprise fait de ces 20 000 euros. Transparence.

Et de revenir également sur la question de la sécurisation de l’emploi: expliquant que patronat et syndicats étaient en train de négocier, Michel Sapin a rappelé que les compromis étaient nécessaires entre les organisations.

Florange: sauver les hauts-fourneaux et l’acier français

Enfin Michel Sapin a réagi aux propos d’Arnaud Montebourg sur un possible « contrôle public temporaire » de Florange:

La bonne solution, c’est d’examiner les propositions qui sont faites par d’autres entreprises pour faire en sorte qu’ArcelorMittal accepte de vendre à pas cher, manifestement, puisque eux, ils veulent fermer, de vendre à pas cher cet ensemble et de manière qui soit cohérente, qui soit tenable. […] Si ensuite, il y a une période de transition entre aujourd’hui et après-demain, pourquoi pas !

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